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1793, il s’en est fallu de peu pour que Watou ne reste français, mais finalement les dés furent jetés pour définir ce qui serait la Flandre et la France. La petite enclave de Watou en France doit son existence au cours d’eau Steenvoordebeek et Heidebeek, frontière naturelle que l’on a conservée à cette époque. Le village ne doit certainement pas son appartenance à son nom car des villages avoisinants au beau nom flamand de Steenvoorde, Goddewaertsvelde, Houtkerke et Winnezele sont restés pour toujours français. Watou, ce nom français plus ou moins exotique est toutefois d’origine germanique car se réfère à L’eau (Wet) et Oue (Heawa) et laisse supposer un sol humide et saturé d’eau. En effet, le territoire de Watou est le berceau de plusieurs ruisseaux qui, plus loin, se jettent dans l’Yzer à Roesbrugge. Watou repose contre la France et se trouve à ce qu’il est convenu d’appeler la « Schreve » ou frontière. La commune d’Abele qui le jouxte du côté Sud est accessible par la « gemene straete » qui sépare à droite la France et à gauche la Belgique.


cours de l'été, Watou est livré pendant trois mois à la poésie et l’art. A divers endroits, ils se présentent des poèmes et de l’art descriptif, séduisant chaque année plus de 20.000 visiteurs venus de la région néerlandophone. Tous les trois ans, au week-end de l’Ascension, le village connaît le Festival Grégorien.. Pendant cinq jours, l’église d’origine romane St Bavon, retentit des chants des dizaines chœurs venus de tous les coins du monde. Au cours de cette période, tout le village se mobilise pour fournir un toit aux chanteurs. En 2012, ce sera à nouveau le cas.
possède tous les atouts du calme du Westhoek : le calme de la campagne, des paysages bucoliques, une hospitalité populaire spontanée, le littoral et bien sûr la Flandre française toute proche.

Restaurants, tavernes et beaucoup d’autres possibilités de logement et nuitées font de Watou un village où il est agréable de jeter l’ancre pour quelques jours. Sa position unique procure aux cyclistes, promeneurs et cavaliers la possibilité d’entamer, directement au départ de leur logis, de nombreuses promenades de reconnaissance en suivant les dizaines d’itinéraires indiqués que ce soit dans les environs, en Flandre française ou vers le littoral.
En 2014, dans la ville toute proche de Poperinge, aura lieu le cortège trisannuel du houblon. Il se tiendra comme toujours le 3ème week-end de septembre. Ne pas oublier également que Poperinge était une ville de garnison derrière les lignes de la Première Guerre Mondiale. Le bâtiment Talbothouse témoigne encore aujourd’hui de cette période. Ici la première guerre mondiale est encore très présente et une visite à Ypres, au Flanders Fields Museum ainsi qu’aux nombreux cimetières vous ramènera dans un monde oublié par beaucoup.

Depuis plus de 20 ans, Watou a fraternisé avec Mezières-en-Brenne français de l'Indre, sous Loire. Les activités annuelles soulignent ceux-ci le lien.